On the 25 évening...
Je cours, je cours. Je pousse mon vélo dans le froid en sortant de la gare. La nuit est tombée depuis longtemps, les lumières enflent dans la ville. Il est 18h25 quand je traverse un petit bout de ville pour rejoindre la Fnac où le Tchaï a déjà du commencer son speech. Merde ma chaîne de cadenas fait des siennes, j’ai du mal à attacher la sécurité de mon vélo. Enfin, j’y arrive. Un escalator et surprise, une jolie foule m’empêche l’accès au Forum du magasin. Bon, je joue des coudes, je me faufile et, miracle, je trouve une jolie place assise au fond de la salle chaude et bondée.
Il est là, assis sur un fauteuil, micro en main et explique la situation des médias et du marché du disque (je pense à Dre… ça me fait sourire.) Vêtu d’une paire de basket blanche rayée de noir (sans marque et classe), une chemise noire à col Mao et de lunettes de vue rectangulaire, le gars se la joue cool, sympa et sincère. Contrairement, à ce qu’on pouvait attendre, il reconnaît des erreurs dans son parcours, des trucs peu aboutis. Il parle de son père qu’il a voulu sans cesse séduire, à qui il a voulu toujours prouvé qu’il pouvait faire quelque chose. L’empreinte du père, lourde, lourde (et pas seulement comme de la crème au beurre !).
Quand il parle de la scène aujourd’hui, Tchaï se compare à un skipper dans la tourmente avec de jolies vagues (nous), une envie forte indétachable. Un truc qui fait aller de l’avant, le plaisir du marin. Le Tchaï a toujours u le don des métaphores…
Son pantalon flanelle façon docteur Watson semble émouvoir une blonde un peu tapée mais au cul encore montrable. Elle le sait. Elle en joue, elle va, elle vient, interpelle, gonfle tout le monde, donne son numéro de tel au Maître, qui se marre et dit qu’il préfère les mails « ça evite les décalages horaires ». Elle, plus tard : « Oh, oui, fais moi un autographe ! ». Lui : « Fais la queue »
Moi je ne peux m’empêcher de regarder son corps, au Tchaî : dire qu’il mange macrobio-Qu’est-ce que ça serait s’il faisait de l’Hyppopotamus sa cantine ?!!
Seul hic : un soutien affiché à Nicolas…. HULOT (ouf et merde !) : petit couplet sur les oiseaux…
Le journaliste présent clôt la séance. Dédicace et vente d’album, je retourne dans le froid voir mon vélo.
Des copains sceptiques ont décidé de m’accompagner, un peu par curiosité (mais qu’est-ce qu’il lui trouve encore), un peu par amitié. On va boire un coup à la maison avant de traverser la nuit jusqu’au concert…
Rendez-vous donc à 20 heures à la maison. Café, vin, thé, clopes. On est paré, blindé. Il est 20h35, le kommando se met en route…
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Tchac!Tchac!Tchac!