Je passe chercher une amie chez elle,au fin fond de la campagne. On fait trente cornes dans la montagne, ça serpente sec. Je discute et je ne vois pas les virages dans le brouillard. Petites frayeur.
Elle me guide, elle tient la carte et je la sens contente de sortir de son quotidien ce soir.
On passe des zones commerciales débiles et on arrive dans le centre-ville. On passe devant la salle une première fois ; il est 20h15, ça se bouscule au portillon. Je gare mon auto deux rues plus loin. Le ciel est doux, l’air presque suave. On se pointe devant un joli bâtiment dont le charme désuet et retapé fait plaisir à voir.. On entre. Public varié : manteaux de fourrures, jeunes filles en fleurs ou quarantenaire installé, des enfants… Je montre mon billet à une ouvreuse décontractée et jolie. Vraiment une ambiance accueillante et peu stressée ; ça me change de certains concerts à l’abord hargneux.
La salle est jolie et mon amie avait pris soin de moi. Premier rang, sièges 8 et 10 face à la scène.
Et là je remarque que l’on est dans un ancien cinéma avec balcon et tout et tout.
Nous, on est en bas, au parterre affalé sur de beaux sièges bleue nui. Tout ici est beau ; Devant moi un escalier monumental orné d’un tapis rouge et qui monte jusqu’à la scène. J’ai compté neuf marches . Ce qui fait que je ne verrais pas le fond de la scène.
Juste à coté de nous un coupe arrive en trombe passablement éméché. Elle, elle a les seins abondants et la cheville fine, lui le sourire et la parole des gars sympas en bandoulière. Elle s’esclaffe dés qu’il ouvre la bouche. Je me joints à eux pour le fun et la mise à l’aise. Ma copine et plus circonspecte ; elle se contente de sourire en silence. Je sens tout de même de deviner mon petit jeu. Et les vannes à trois balles fusent. C’est pas grave, c’est rigolo.
Lui n’arrête pas de répéter que c’est la première fois qu’il « fait un concert assis » et que ça lui fait drôle. Ils ont, disons la trentaine faussement cool : ce soir c’est goguette mais pas trop.
Vraiment je suis impressionné par la qualité du lieu, la sérénité qui s’en dégage. C’est vrai, ici, c’est pas très grand ; 550 places mais je suis heureux de voir que c’est plein et que tout ça nous fait un bon petit œuf.
20h30, ma jolie ouvreuse monte sur scène tout sourire dehors. Elle annonce que la ville est heureuse d’accueillir CharlElie Couture et que ce dernier, n’est pas venu seul de New York, qu’il est accompagné d’Antoine Blake, un enfant de la ville et à qui il offre sa première partie. Et que c’est formidable
Et les lumières fondent sur Antoine…
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Tchac!Tchac!Tchac!