21h15 donc.
Le combo entre se met en place te là c’est le gros, gros mais vraiment gros son. Lunettes noires, petit béret façon époque Pochette surprise. Etrangement on a l’impression que soit le crâne à grossit, soit le béret n’a pas supporté les lavages et les 25 ans d’armoire. En se dandinant dans un costume noir rayé de gris, Il prend sa guitare et le son devient plus énorme encore. Des vieilles à coté de moi sursautent et des jeunes filles reculent leurs oreilles autant qu’elles peuvent avec leurs mimines d’adolescentes.
C’est marrant en le regardant j’avais l’impression de voir un hybride entre Popa Chuby et François Hadji-Lazzaro.
Follow de Line est enlevé, dégainé et exécuté avec une précision d’orfèvres. Ca ne se repose pas un instant jusqu’au Fauteuil en cuir qui, à mon avis, manque de pêche depusi longtemps. Ce sera le seul moment un peu mollasson du concert. Ce titre mérite l’enfer, il n’a que le purgatoire, excepté peut-être la nouvelle intro intéressante.
Et c’est à ce moment là qu’un danseur fou se pointe devant la scène. Il saute, enjambe l’escalier, se déhanche bêtement comme seul les simples d’esprits savent le faire. Il joue avec les videurs, la scène et nous le public.
Ca finira même en presque bagarre sur la scène à la fin… sous les yeux hilares de CharlElie.
Oui, le gros n’a pas maigri et on s’en fout.
Evolution révolution est très très rock .. Tous les titres s’enchaînent à vitesse de bombardier
C’est sur Appel à l’aide qu’on le voit pour la première fois s’installer au piano. Une bref intro un peu balade (pour reposer les vieux) et puis ça vire en une sorte de rap endiablé
Puis, sur « Juste un instant », un laïus un peu moralisateur comme seul lui sait les faire comme d’hab sur le temps qui passe et qui bouffe le bonheur et que donc faut profiter de la vie… Et ça s’enflamme à nouveau , ça ne lachera pas jusqu’à la fin !
Le gars semble habité par sa musique, heureux d’être là et ça fait plaisir. On sent la complicité avec les zicos surtout Vincent Buchez. Y’a pas de temps mort La fin du concert sera marqué par une maladie de vieux : l’oubli des textes (Balade du mois… et Encore…).
Derrière ça joue sec et nerveux : le Bill Wyman de service ne bronche pas : un vrai métronome, rien ne peut le déconcentrer. A la guitare, même si Alice nous manque, ça assure. Et à la batterie c’est nickel sans en faire des tonnes.
Un seul faux pas : Il ne peut pas s’empêcher de présenter les zicos en américanisant leurs noms : « Viiinseunt Bouchhezz, Kerim Atoumaï, Tserge Salibour…). Lourding. Mais bon.
A la fin triple standing ovation . La salle pleine bouillait et ça sentait la sueur.
Certainement un des meilleurs shows du gars vu depuis longtemps.
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Tchac!Tchac!Tchac!